mardi 22 mars 2011

Radioctivité Naturelle à St Théoffrey ?

J’ai fait l’acquisition auprès du CRIIRAD (http://www.criirad.org/) d’un radiamètres (Compteur Geiger Radex RD 1503). Cet appareil peut faire des mesures d’ambiance ou mesurer des objets, des aliments, des boissons sur une échelle précise mais basse. Nous avons sur fin mars entre 110 et 140 nano Sievert/H ce qui est très normal . J'ai mesuré de 100 à 120 nano Sievert/h à Grenoble. Le CEA Grenoble mesure 20% en moins mais probablement avec un autre appareil et dans d'autres conditions. Dans ma cuisine, le plus radioactif est du vin des côteaux de l'Ardèche avec 230 nano Sievert/h et en 2 les carreaux de faience avec 200 nano (jusqu'à 25 000 nano Sievert/h on est dans le vert!). Cet appareil ne mesure pas le rayonnement alpha et ne détecte donc pas par exemple le radon 222. Plus sèrieusement, la catastrophe de Fukushima est encore devant nous car le ralentissement de la fusion des réacteurs à grand coup d'eau de mer peut se prolonger des mois. Contrairement à 3 Miles Island et Tchernobyl , nous avons plusieurs réacteurs en début de fusion (4 sur 6?!) dans une zone déjà ravagée par le séisme... 3 Miles Island l'incident a duré 16 heures, Tchernobyl presque 1 mois, Fukushima c'est l'impasse du maintient à coup d'eau de mer qui peut durer longtemps et irradier fotement la zone. En stoppant ce refroidissement de fortune, c'est le risque d'explosion des piscines de refroidissement suivi d'une fusion complète... Mais j'ai trouvé tous les articles étonnement prudent sur les conséquences. Quelque soit la technologie des centrales, on ne sait pas gérer un réacteur qui part en fusion lorsqu'il y a eut un défaut de refroidissement! Même le bore (acide borique) ne peut absorber les neutrons car la température est trop élevée pour le maintient de liquide autour du réacteur. C'est pourquoi la zone à évacuer est toujours plus large avec 20 kms puis 30 et maintenant 40 kms! En France en décembre 99, la centrale du Blayais a frôlé la catastrophe suite à la tempête de vent et à un début d'inondation par l'eau de mer. En plus des risques humains de proximité, les vins de Bordeaux seraient devenu invendables et le tourisme lourdement impacté sur la zone. Le risque nucléaire n'étant jamais maîtrisé à 100%, le jeu en vaut il la chandelle? Vous a t on parlé aussi des déchets entreposés en vrac dans toute la France (demandez le CD Rom à l'ANDRA)? 77% de notre électricité est nucléaire avec 58 réacteurs et nous la gaspillons allègrement en chauffage d'habitation et eau chaude (une aberration française!). Pour "sortir du nucléaire" il y a l'énergie géothermique profonde (difficulté technique de creuser à plus de 1000m) comme le font les Islandais, de la sobriété (taxons l'énergie!) et de la diversification de production (le stockage de l'energie est un défi à relever).